29 décembre 2006

Noel 2006





























petit crapaud a eu ses premières maladies pendant ces vacances. Il a découvert les joies de la kiné respiratoire et des antibio ... Cependant il reste très agréable comme toujours, mais il mange moins ... donc les nuits sont plus courtes !
Il a été gaté par le pére noel (nous ne lui avons pas encore expliqué qui est ce gros monsieur barbu) et sur cette photo c'est le cadeau de papa crapaud.

18 décembre 2006

PAPACRAPAUD 7.

Avec les ongles, ses ongles encore intimement liés à ses nerfs, il s'egratigne le visage, cherchant à saisir une once de ce qui lui couvre la face. Un voile adhère à sa peau et sèche. Ce n'est pas une enveloppe qu'il veut toucher mais bien la véritable consistance de celui qui regarde et qu'il est toujours étonné de ne pas rencontrer lorsqu'il pivote brusquement sur lui-même. S'il n'est pas derrière lui, il doit bien-sûr être à l'intérieur, sous l'enveloppe et y demeurer toujours, bien au chaud et à l'abri de la poussière et du vent sec.

PAPACRAPAUD 6.

Puisque aucun butoir ne la retient, sa langue sort au grand jour et déploie sa couleur qui colore la lumière. Sans la langue de crapaud, la lumière coule comme un lait gris et disparaît dans l'obscurité sans laisser de trace. Sa langue montre que, sous l'enveloppe, il y a la couleur opiniâtre du feu.

15 décembre 2006

PAPACRAPAUD 5.

Presque immédiatement, il attrapa le biberon qui passait à proximité et le téta avidement, montrant à ceux qui étaient présents qu'il avait déjà appris ce qui était strictement nécessaire et qu'il était au courant des coutumes.

PAPACRAPAUD 4.

Ouvrant alors la bouche, il s'exclama à l'aide de la première voyelle qu'articula sa bouche sauvage devant laquelle la luette mimait avec rigidité une langue agile.

PAPACRAPAUD 3.

Ouvrant enfin le poing, crapaud esquissa le signe qui devait le rendre solidaire des principaux éléments du monde. L'index était dirigé vers la lumière. Le majeur et l'annulaire formaient des ciseaux capables de découper l'air lui-même. Le petit doigt pointé, négligemment en apparence, vers les secousses du plancher, indiquait son origine. Le pouce légèrement replié prouvait que la main était encore intacte. L'index comme sémaphore. Le médius et l'annulaire comme lames taillant la lumière. L'auriculaire en goutte de sang ou de mercure et le pouce en vigilant ergot.

10 décembre 2006

dimanche tranquille à la maison ...


Ce matin, petit déj' à 5h30 pour petitcrapaud et redodo jusqu'à 9h40 pour le plus grand bonheur des parents !


07 décembre 2006

Papacrapaud 2.

D'abord, il fut sans larmes et ses pleurs étaient secs comme ceux d'un chat mais, alors que lui avait quitté le bain originel, ses yeux, eux, y trempaient toujours et ils roulèrent d'un pôle à l'autre suivant les mouvements des géants et des grains de poussière réfléchissant le soleil. L'if secoua ses aiguilles et ses fruits. Les noisetiers secouèrent leur pollen. Et la poussière devint plus dense et plus fine. Les grandes quantités de papier qu'enfermaient les armoires commencèrent à se désagréger et d'énormes volutes de farine grise obstruèrent le soleil lui-même. Alors Crapaud se révolta. Il éternua cinq ou sept fois dans la direction des nuages et les larmes vinrent qu'il put goûter à loisir et le goût des larmes éveilla sa mémoire et le premier chagrin. Ce premier bain de larmes fut immédiatement suivi par une dizaine d'autres et la lumière redevint limpide du serum qui la baigna.

Papacrapaud.

La première fois que je le vis, il n'avait pas encore expiré, il était pâle et bleu comme aprés un effort surhumain, une grande frayeur ou un chagrin; il serrait dans les poings, malgré sa fatigue, la moiteur vitale; il avait l'étrangeté de l'axolotl en dépit de sa forme indéniablement familière. On me dit qu'il avait résolument, pour se frayer un passage vers la lumière, refusé de regarder vers le sol, que, résolument, il avait renversé sa tête en direction de la lumière elle-même, vers le ciel. Quelques secondes aprés il expirait, c'est à dire qu'il faisait de la place dans son corps pour accueillir l'air souverain.